Voilà un lieu chargé d’histoire que nous avons pu arpenter pour notre plus grand plaisir. Située dans la forêt de Compiègne tout au sud de Cuise-La-Motte dans l’Oise sur le domaine du collège et lycée La Maison Française, cette splendide chapelle nous a en effet réservée quelques surprises…

La chapelle se trouve à droite après un court chemin en sous-bois juste avant la clairière qui nous offre une très jolie vue sur la bâtisse de La Maison Française. Elle est elle aussi isolée dans une clairière magnifique qui appelle à la sérénité. La général Comte de Failly, dont nous reparlerons par la suite, en parle en ces termes : « En face d’un amoncellement de roches abruptes, aux pieds d’une fontaine abondante qu’alimentent neuf sources d’eaux vives et limpides, s’élève une luxueuse chapelle.«




En plus de la chapelle, le lieu abrite aussi un autel, une croix…




…Et une fontaine donc !




C’est en s’approchant du fronton que deux dates nous ont interpelés : 1485 et 1863.




D’après le document « De l’Antiquité à nos jours, petite Histoire de Notre Dame de Neuffontaine » rédigé par l’équipe des enseignants d’Histoire de la Maison Française : « En 1863, le général comte de Failly, propriétaire du domaine de La Chesnoye, décide de faire reconstruire sur ses terres la chapelle de Notre Dame de Neuffontaines. Lieu de pèlerinage à Notre Dame, démoli après la Révolution, le site restait un lieu de pèlerinage fréquenté. » Il est aussi décrit que celui qui était alors également « aide de camp de Napoléon III » l’a fait reconstruire « quelques 200 mètres au-dessus des ruines de l’ancienne. » La chapelle présente sous nos yeux est donc la nouvelle chapelle, qui fut d’ailleurs restaurée il y a quelques années.
Dans nos recherches effectuées en amont de notre visite, nous avions remarqué qu’il y avait une photographie plutôt récente des ruines de l’ancienne chapelle et après avoir scruté les nombreuses cartes mises à disposition sur internet, nous avons retrouvé son emplacement. Nous nous sommes donc dirigés vers un chemin s’enfonçant dans les bois.
Les ruines ne sont pas visibles depuis le chemin et nous avons donc décidé de faire un peu de hors-piste en contrebas.





Après une bonne centaine de mètres dans cette zone assez marécageuse (Nous avons même croisé une grenouille !) nous avons trouvé les ruines de la chapelle du XVème siècle aussi appelée de « la Mariolle », perdues dans la végétation. Le lieu est vraiment hors du temps et même si la nature y a bien sûr repris ses droits, celle qui fut détruite lors de la révolution se dresse toujours là, enfin surtout sa face avant.







« L’intérieur » de la chapelle n’est plus qu’un tas de pierres superposées.





À sa droite se trouvent aussi les vestiges d’une cave qui est encore dans un état plutôt correct.





Puis un peu avant la chapelle se trouvent les restes d’un mur.



Ce lieu est cité à plusieurs reprises dans certains documents comme étant un petit prieuré, il est d’ailleurs évoqué dans la revue Mabillon consultable ici.

Toujours dans De l’Antiquité à nos jours, petite Histoire de Notre Dame de Neuffontaine est cité un tableau exposé au Château de Fontainebleau de Jean-Baptiste Oudry nommé Meute de chiens courants qui vont au rendez-vous, au Carrefour de l’embrassade, une vue consultable ici représenterait cette chapelle au fond, même si rien n’est assuré.
Voilà donc ce qui a constitué une des plus belles explorations que nous ayons pu faire et il nous tarde de revenir faire un tour dans les environs.
Pour plus d’informations sur le lieu, nous invitons à consulter le document rédigé par l’équipe enseignante de La Maison Française en format .doc qui nous a servi de source principale et qui est disponible sur cette page.