Les Carrières Sébourgand

Cette fois c’est à Saint-Gobain que nous avons posé nos valises pour aller découvrir une curiosité assez connue et reconnue localement, et il y a de quoi ! Elle est aussi parfois présentée comme la Carrière de Sébourgand ou alors Sébourgan sans le d final comme nous l’avons vu sur certaines cartes postales anciennes. Les photographies datent de deux périodes différentes à laquelle nous nous y sommes rendus, car la zone où se trouve la carrière rassemble quelques autres curiosités intéressantes.

Une vue de l’entrée datant de Janvier 2024 et une autre de Mai 2023, le lieu change d’ambiance !

Au départ depuis la rue de la Chesnoye, il suffit de suivre quelques chemins qui finissent par mener vers le Saut du Boiteux, lieu qui possède lui-même sa légende. Il est vrai qu’un ravin comme celui-ci surprend un peu dans les environs. D’après le panneau d’interprétation posé ici il y a peu : « Il était une fois, un jour de chasse à courre, une meute de chiens qui poursuivaient un cerf boiteux. Hélas, un ruisseau surgit devant le pauvre cerf faible et fatigué. Et dans sa tête, le cerf se dit : Si je saute je vais peut-être mourir. Mais si je ne saute pas c’est sûr que je vais mourir. (En effet les chiens étaient proches) Alors il prit de l’élan et sauta. Et ouf ! Il atteignit la berge. »


La carrière en elle-même se révèle quelques centaines de mètres après. Située sur un flanc rocheux, c’est toujours un plaisir de voir apparaître les différentes galeries petit à petit.


Là aussi il y a un panneau d’interprétation où l’on peut en apprendre un peu plus sur les carrières qui insiste sur son importance dans l’environnement de Saint-Gobain, et ce depuis un bon moment d’ailleurs comme les cartes postales anciennes peuvent en témoigner. De plus, les nombreux angles de vue des carrière à l’époque nous permettent de faire quelques comparatifs une fois sur place.


Quant à nous, nous sommes bien sûr venus dans l’intention de parcourir le site, sans oublier les recommandations sur le panneau d’interprétation : « Préservons donc ce site pour que les générations futures puissent profiter du lieu…
Observer ces témoins du passé…
Découvrir les fontaines aux concrétions calcaires…
Déambuler dans ces couloirs… »

Pas besoin de nous le dire deux fois ! Mais avant nous avons parcouru les plus petites galeries qui se trouvent à gauche de l’entrée principale.


Il est maintenant l’heure de s’attaquer au gros morceau en nous dirigeant vers l’entrée où depuis l’extérieur on aperçoit des piliers. L’entrée offre une lumière vraiment très charmante, surtout au printemps ce qui nous a laissé l’occasion de prendre de jolis clichés.


Parmi toutes les carrières que nous avons pu visiter, celle-ci se distingue nettement par son lien important avec l’eau qui s’entend quasiment dès l’entrée et qui est encore plus prégnant une fois qu’on s’enfonce un peu, là où il vaut mieux se rendre en botte. Un petit écoulement se fait entendre et il ne faut pas beaucoup de temps avant de découvrir un petit bassin dans lequel de l’eau coule au goutte-à-goutte.


Il y a effectivement des traces d’époque qui sont encore visibles, entre celles de quelques visiteurs assez anciennes…

…Celles des carriers eux-mêmes…

…Et nous ne ferons également pas trop de commentaires sur les « traces » plus modernes, autrement dit les tags. Comme d’autres que nous avons pu visiter, le lieu est victime de sa célébrité au niveau local et a été dégradé au fil des années et nous n’avons bien sûr aucune raison de mettre ça en valeur.


Il est maintenant temps de parler de ce qui fait la particularité de cette carrière, à savoir ses trois fontaines à concrétion calcaire, toutes situées l’une derrière l’autre dans un boyau. Elles sont basées sur une fondation de parpaing et d’une cuve dont l’origine est assez indéfinie qui a sûrement été posée par les carriers à l’époque, mais c’est ce qui fait tout leur charme.


À partir de là, la carrière devient vraiment inondée, c’est donc là que les bottes deviennent utiles même s’il y a quelques berges par-ci par-là histoire de pouvoir se mettre au sec. C’est également bien utile pour aller chercher les éclairages dans les sacs.
Voilà donc que la deuxième fontaine se montre, avec un débit encore supérieur à celle que nous avons vu juste avant.


Et nous voilà devant la troisième et dernière fontaine, elle nous a semblé être celle avec le débit le plus élevé. La contourner permet de traverser un couloir qui mène au fond de la galerie, bien inondée.


Nous n’avons d’ailleurs pas encore insisté sur le bruit de l’eau qui coule et qui résonne dans la carrière, à un tel point qu’à cet endroit il est difficile de se faire entendre convenablement. Il faut aussi faire attention lors des déplacements dans cette partie puisque le sol est jonché de perles de caverne, qui sont le résultat de la concrétion de sel calcique autour d’une particule, ce qui rend le dénivelé assez compliqué à appréhender, mais on les pardonne !


En petit bonus, nous avons réalisé une petite compilation de différentes vidéos qui permettent de bien se rendre compte de l’ambiance qui règne dans la carrière :


Après un dernier petit tour d’ensemble des carrières, nous sommes repartis en fin de journée sans oublier d’aller visiter les quelques autres curiosités présentes dans la zone et qui feront probablement l’objet d’articles à l’avenir pour certaines d’entre elles.


À noter qu’une vidéo à propos de ce lieu est aussi disponible sur la chaîne L’Héritage de Gaya :

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