Les Anciennes Scieries Cachées

C’est lors d’une balade dans les environs de Folembray que nous avons fait la rencontre d’un habitué du secteur qui nous a parlé des vestiges de scieries datant probablement de la Grande Guerre et construites par l’armée allemande. Après nous avoir expliqué leur localisation, nous nous sommes empressés d’aller à leur découverte, même si la deuxième nous a donné du fil à retordre…


Celle dont les vestiges sont les plus visibles se trouve dans la forêt domaniale de Coucy-Basse le long de la laie cavalière tournante qu’il est donc possible d’atteindre depuis Folembray. Après une marche sur un peu plus d’un kilomètre, les restes sont là à droite du chemin.


Il y a un petit espace pour rentrer à « l’intérieur », alors nous sommes allés faire un tour. Une bonne majorité de l’ouvrage est effondré mais il y a encore moyen de trouver des traces de l’époque comme des encoches ou des énormes vis.


Une autre pièce se trouve après le couloir mais elle est « condamnée » par les ronces et seulement visible depuis les hauteurs.


La seconde scierie, elle, se trouve en faisant un peu de hors-piste sur la gauche au tout début de la route forestière de Praast qui permet d’accéder au chêne Géneau. Nous l’avons d’ailleurs trouvée par hasard en nous baladant après quelques autres recherches infructueuses. Elle est encore plus dégradée que celle que nous avons présenté avant, mais elle a le mérite d’être encore visible !


Enfin, un autre vestige du même acabit se trouve aussi non loin de Folembray. Même si nous ne sommes pas sûrs qu’il ait pu avoir la même fonction, il reste très similaire en terme de maçonnerie.


Malheureusement, très peu d’informations sont disponibles à leur sujet. Cependant, lors de notre exposition à Folembray, un autre homme nous a précisé qu’il s’agirait peut-être de ce qu’on appelait des scieries volantes. L’emploi de tels structures est résumé dans « Les conséquences de la Première Guerre mondiale pour les forêts et les forestiers français » de Jean-Yves Puyo : « Il faut noter que la Belgique connaît les mêmes dévastations, la « sylviculture allemande » étant présentée comme se limitant exclusivement, durant les 5 années d’occupation, à une jouissance abusive. La main-d’œuvre était fournie par des prisonniers russes et italiens, avec les arbres débités par des scieries volantes installées au centre des grands massifs, puis véhiculés par tout un ensemble de voies ferrées à petit ou grand écartement. »


À noter que la première scierie présentée ici a aussi fait l’objet d’une vidéo sur la chaine L’Héritage de Gaya.

Laisser un commentaire