Pour réaliser cet article, nous sommes partis en direction de Bucy-Lès-Cerny et plus exactement dans le bois du Sart L’Abbé où il semblait se trouver quelques curiosités assez intéressantes. Le site ne paie pas de mine au premier abord, même en se référant au plan actuel de l’IGN. En revanche, il suffit d’examiner la carte de l’état-major pour s’apercevoir qu’auparavant il recellait de quelques édifices, dont un nommé comme un château.


Notre visite des environs a commencé à l’emplacement d’un ancien moulin, autrefois situé à l’entrée du bois. Nous ne nous attendions pas à tomber sur grand chose mais même si effectivement il n’y a plus aucune trace visible du moulin en lui-même et que les alentours se révèlent asssez marécageux et désolé, nous avons eu la surprise de trouver une petite construction en pierre qui permet à un ru de passer tranquillement à son emplacement.










Après cette découverte qui nous a déjà mis l’eau à la bouche, nous sommes repartis vers un autre moulin qui lui semble encore être là, mais avant cela nous avons traversé un long chemin parsemé de pin Douglas en étant charmé par les perce-neige qui offrent un beau spectacle à cette époque de l’année.





Après un petit virage à droite, un ancien moulin s’est révélé à nous, à noter qu’il est en plutôt bon état.





Si ce premier bâtiment semble être encore plutôt entretenu, ce n’est malheureusement pas le cas de celui qui se trouve à sa gauche…







Un peu après le moulin, nous avons trouvé un vestige un peu caché derrière des branches que cette période hivernale nous a permis de regarder sous pas mal d’aspects.




Il ne faudrait pas oublier de mentionner le joli étang qui borde le moulin, probablement alimenté par le ruisseau du Sart L’Abbé qui traverse les environs.



Il est maintenant temps de nous diriger vers l’ancien emplacement d’un fief qui n’existe plus aujourd’hui, enfin pas exactement… Mais avant, en fouillant dans les archives départementales de l’Aisne, nous avons trouvé quelques visuels provenant du fonds Amédée Piette qui datent du milieu du XIXème siècle, époque où l’édifice était déjà bien dégradé.



Quelques pierres nous accompagnent le long du chemin et elles se font de plus en plus présentes à mesure que l’on s’approche du milieu du champ.





En plus des nombreuses pierres réunies ça et là, en plein milieu du creux se trouve le dernier vestige actuel de ce fief, une jolie entrée de cave dans laquelle nous n’avons pas pu nous aventurer…





C’est ce genre de lieu qui nous fait nous rendre compte de l’ancienne activité qui régnait dans les environs et ça nous fait encore plus ressentir ce sentiment de désolation qui peut parfois nous venir lorsque nous les visitons, comme lors de la visite du moulin de Pruzier qui fera bientôt l’objet d’un article. C’est pour ce genre d’endroit que l’association existe.